Aidez-moi! Questions essentielles de la rentrée

27082008

Philosophie et débats d’idées :

  • Pourquoi Dieu a-t-il créé les pigeons ?
  • Les contes pour enfants ont-ils des double sens graveleux ou c’est juste un fantasme de vieux philosophes pervers ?
  • Est-ce qu’être buté c’est persister dans son être ou juste faire chier le monde ?
  • Si je téléphone avec mon portable depuis l’espace, est-ce que je dois payer le hors forfait?
  • Si le bien et le mal s’affrontent en chaque individu dans une lutte sans merci, le mec qui a créé les Teletubbies servait-il le bien ou le mal?

Géographie :

  • Pourquoi faut-il que j’habite au 6ème étage ?
  • Pourquoi n’y a-t-il pas de toilettes dans les trains de banlieue ?
  • David Martinon habite-t-il à Beverly Hills ou  à Bel Air?
  • Les athlètes Jamaïcains sont-ils dopés ? Si oui, est-ce que c’est pas un peu cliché?
  • C’est où le Vermont ?

Vie quotidienne :

  • Pourquoi la salade est-elle aussi chère ?
  • Qu’est-ce qui est le plus gras: KFC ou McDo ?
  • Ça tombe quand l’été en 2008 ?
  • Si mon Panier de Yoplait est dans le frigo et que je « reste assise » à table, combien de temps puis-je manger le yaourt au-delà de la date de péremption?
  • et son corrélé: Où sont donc les Veloutés ?

Arts et essais :
 

  • Ça rime à quoi de ne pas finir correctement la série Veronica Mars ?
  • Est-ce que Tom Cruise fait pile la moitié de la taille de Katie Holmes ou c’est juste un effet d’optique ?
  • Comment peut-on aimer un film avec des rats qui font la cuisine?
  • Elles finissent quand les vacances de Gros Quick?
  • Est-ce que les gens ont vraiment regardé la sextape de Minimoi ou c’est juste une légende urbaine de laquelle on ne veut pas s’approcher de trop près?

 




S’il papillonnait en faisant sa life, le Français…

5082008

ne serait pas aussi dépressif: 

Le moral des Français est en baisse malgré les efforts conjoints de la pub pour le gouvernement sur le pouvoir d’achat (d’une efficacité… confondante) et la sortie du nouvel album de Julien Doré. Mais franchement, qui s’en étonne encore? Luc Châtel, effondré, commente : « le Français, il est déprimé, et il a raison, je lui ai dit.»

D’abord, Johan a été papillonner en faisant sa life tout en sachant qu’une fille quand elle veut se venger, y a pas pire. (Comprenne qui pourra)

Bon ensuite, pour notre ami Parisien, c’est la galère. Paris Plage oblige, ça ne circule plus en voiture, même les voies de bus sont bouchées, c’est quand même un monde de ne pas pouvoir filouter en paix (un dauphin pd se cache dans cette phrase, sauras-tu le retrouver ?). Alors, il se rabat sur les transports en commun. Mais la ratp profite de l’été pour refaire toutes ses stations,  toutes ses voies, tous ses trains, tous ses tarifs (Payer plus pour marcher plus). Veuillez emprunter les correspondances.

Notre ami Chti ne s’en sort pas très bien non plus. Certes, Lens a gagné 3-1 contre Dijon vendredi (ça t’épate que je sache ça, avoue !) Mais bon, si c’est pour 2 jours plus tard se taper une tornade, y a de quoi avoir la moutarde qui  te monte au nez, hein ?!

Bon, passons sur les blagues de Météo France:

– Annoncé : soleil radieux toute la semaine, ah merde pardon hier il a plu des cordes, au temps pour nous. Merci, j’avais laissé toutes les fenêtres ouvertes.
Perdu.
- Déclaré : En France, on n’est pas capable de prévoir les tornades.
Encore perdu.

Mais aussi, pour vous prouver que le Français, il a des occasions de sourire quand même, que c’est pas si mal, parce qu’on ne sait jamais, on regarde vers le haut, s’il y a un après.. autant sauver sa peau; la rédaction de moi a sélectionné pour vous :

Un article sur les vieilles girafes en coloc

Une Lettre à France à lire à voix haute avec des trémolos dans la voix (ou des marshmallows, ça fait pas le même effet, mais ça reste drôle) :

Message perso de moi à Luc (Chatel) le prix de la salade t’effondre ? Mange du concombre :

Et en hommage à l’article précédent, un test de vacances, sur les vacances et pour les vacances par pas les vacances, mais par Joséphine, le pseudo Figaro de Jean-Mi:

Je sais que vous mourez d’envie de connaître mon résultat, alors en exclu:

VOTRE PROFIL: Les vacances sportives (jolie antilogie… c’est une antilope qui est morte) avec Kelly Slater (Le mec d’Alerte à Malibu ou le surfeur ? Quoi c’est le même ? ah… euh ok) , Gisele Bündchen ou Cameron Diaz (Il faut être blonde pour faire partie de ce club ?)

C’est à croire que vous ne courez pas assez le restant de l’année…  (oui vraiment, à croire) Vos valises sont à peine posées (jetées) que vous voilà en mouvement (la plage, c’est par où ?). Plus hyperactive que jamais (moi ? ce sera plutôt jamais que plus, merci), vous vous dépensez sans compter (à moi les soldes sur les paréos et les chichis). Mer ou montagne ? (Franchement ? Mer.) Tant que vous pouvez faire du kitesurf (rhoo ouais, golri), du parapente (non mais ça va pas ?), du snorkeling (c’est comme un Tamagotchi, mais avec un Snorky ?), de la rando à pied ou en VTT (pourquoi elle m’en veut Joséphine? avant de faire ce test, je ne la connaissais même pas!), tout va bien ! (Non, tout ne va pas bien, je suis déjà fatiguée, et je n’ai fait que lire ce truc) À ce rythme-là, seul un vrai sportif bronzé (pourquoi pas, tant qu’il n’en fait pas une philosophie de vie) et sa meilleure copine (quelle idée ?!) peuvent vous suivre. Un stage de surf intensif avec Kelly Slater et Cameron Diaz, ça vous tente ? (Ah ouais, carrément ! … et par là je veux bien entendu dire : non)

Dans votre valise (pourquoi ? toi aussi tu veux la fouiller ? Tu te prends pour la police fédérale du Brésil ?), on trouvera cet été un combishort (non, arrêtez, je promets que je ferai du sport, me faites pas ça, pitié, me faites pas faire d’attentats au bon sens) des NikeiD à vos initiales (ah non, sans les initiales, ce sera plus facile à revendre) et un iPod Nano. (Purée, comment elle sait que j’ai un Ipod Nano ? Elle lit vraiment en moi comme à livre ouvert, c’en est presqu’effrayant de clairvoyance.)

 




Syndrome d’Insatisfaction Estivale

4082008

Les vacances, ça me manque pour une chose : la pratique intensive et hautement gratifiante des tests débiles des magazines dits légers(légers légers légers) faits à la va-vite  avec la concentration de 50cent devant une vitrine de Rolex, afin de déterminer si finalement la réponse à la question « votre voisin, mâle ténébreux, vous regarde de cette manière insistante »  (NdlG : ténébreux,l’adjectif masculin par excellence– ténébreux pour une fille ça évoque juste poilue comme un kiwi, mais pour un mec c’est le summum du viril – La parité a des cheveux à se faire)» est plutôt :

a- car vous êtes particulièrement bonne dans ce mini short en fourrure de yack

b -parce que vous avez du Mc Flurry Oreo sur le monosourcil

c – parce que c’est une affiche publicitaire . Oui, Pierce a le regard plutôt fixe.

Le test de plage ne porte jamais sur le dernier courant de littérature déstructuraliste, et c’est heureux. A fumer du cuissot sous le soleil aoûtien, on évite de trop se toaster le neurone, histoire de garder du frais pour la discussion apéritive du pot d’accueil des nouveaux arrivants.

Passons sur le fait que toute fille un peu sensée cochera le a) d’un air détaché en jurant ses grands dieux que ce petit écart n’influera en rien sur le compte final (cadeau de moi à moi). Toujours est-il que quoiqu’il arrive, on n’est jamais d’accord avec la synthèse finale, résumée en deux paragraphes clichés par un pseudo psychiatre chauve et aigri vers 17h un vendredi à la rédaction Cosmo (l’image d’Epinal tenace comme quoi les redactrices de Cosmo sont toutes des Kirsten Dunst qui s’ignorent est … vraie: ils ont juste engagé Jean-Mi pour le test psycho, en cas d’audit surprise de la boîte par le Haut Comité de la Crédibilité) Si il tenait à être exhaustif, ce test prendrait en compte qu’on peut être bonne avec moins de 15% de tissu sur le corps ET manger des Mc Flurry Oreo. Ou se croire. Enfin c’est une question de point de vue.

Bref, l’insatisfaction guette l’aoûtien. Rendez vous chez le coiffeur pré-escapade de congés – tu demandes qu’on te coupe les pointes, jusqu’ici ta foi en le genre humain t’aveugle intensément, tu penses encore que tout le monde a Wikipedia, et sait ipso facto qu’une pointe a souvent un rapport avec le BOUT du cheveu. NON. Pour l’apprenti capillaire, la pointe c’est le cœur de la meule, même l’Emmental Président n’a pas réussi à le localiser d’aussi près. Bref, de ta représentation picaresque coupe d’été  ne subsiste que le croisement plutôt bizarre de « Sharon Stone dans ses mauvais jours » et d’un bolet. Compatissons en direct, c’est irrattrapable, souvent, et oui, moche. A soigner avec un cocktail Mort à Venise version La Grande Motte : plus de ketchup que de tabasco. Au moins on rate toute sa journée, bien à fond, et le lendemain, on reboot (sauf la coupe, reboot du mois suivant).

La source intarissable des déconvenues rend le français irascible et peu amène : l’été il pue, il a chaud (Météo France n’avait pas prévu la canicule !!), il n’est pas assez bronzé (Météo France n’avait pas prévu non plus qu’on aurait du soleil tous les St Tancrède), son bungalow jouxte de trop près les néerlandais dont le sabir hermétique l’empêche de demander s’il leur reste des herbes de Provence pour faire son barbecue (St Graal du vacancier : le premier barbecue), il est allé à Tenerife parce que loin= désert mais la plage dorée et déserte du prospectus se trouve sous tous les nudistes rendus siamois par la surpopulation de ladite plage, le 15 août tombe un dimanche alors qu’il avait habilement calculé ses vacances du 31 au 14 pour beneficier d’un jour de plus au frais de Dame Hiérarchie. La loose.
Le Français est insatisfait chronique, et c’est peut être pour ça que Mère Nature lui a envoyé Sarko : l’autosatisfaction est un sport de haut niveau, suivez le guide !




Je rêve d’habiter à Meudon et en plus ils lisent.

18072008

Air offusqué et lèvres pincées étant très en vogue, à mon tour je joins la voix à la foule des Anti. Personne ne sait qui ils sont, et pourtant ils sont partout, ce sont les Anti. Ah non, pardon, ils sont partout, et ne s’en cachent pas, ce sont les Anti. Ça vous semble un peu trop réac, le mode de pensée Anti, et la mode de la pensée Anti? Sans doute. Pour autant, si je vous dis slims, tecktonique, pub Orangina à base de Girafes lubriques, grèves RATP, nouvel album de Carla (on m’a forcée à écrire ça, si tu me lis, Nicolaaaaaaaaaaas), virus msn, Monsanto, guerre, et pauvreté (quoi, vous n’êtes pas ici pour l’élection de Miss France?), ça ne déclenche pas chez vous une réaction épidermique et inéluctable d’Anti?

 

Mettons-nous en situation: les Anti Jeunes_ Ceux qui haussent le ton pour clamer dans le métro, qu’ « heureusement qu’ils sont là pour se lever et laisser leur place à cette petite vieille qui vient d’entrer, parce que c’est pas les jeunes-là, (coup de tête dédaigneux en direction des malappris) qui l’auraient fait. Regardez-les, en plus ils lisent. » Ce à quoi on est tenté de répondre: « ce NE SONT pas les jeunes…. » Et, dans ce cas précis: « ils lisent… et? …et puis, en fait, ils sont déjà debout. » (mais ce n’était pas évident avec leur 1m40 les bras levés, on en convient)

 

Très à la mode également en ce moment, les Anti TV Poubelle_ Ce sont eux qui sont à l’origine de ma pensée du jour, et de la réforme de la télévision publique: sans la pub. (mais avec Julien Courbet, cherchez l’erreur.) Et là, vous allez me dire, les Bobos, ça suffit, tu nous en as parlés déjà. (C’est fou ce que vous parlez mal dans ma tête) D’abord, on n’a pas gardé les vaches Milka ensemble, donc je vous prierais de me vouvoyer, comme il se doit entre gens de bien, jusqu’à ce que j’évoque la vache violette. Oups c’est fait. Donc ce sont les Bobos, et je t’en ai déjà parlé. Sauf que, je le rappelle, les Bobos ont revendu leur plasma après la défaite de la France contre l’Italie à l’Euro. (racheté par un bobo italien_Coopération Européenne mode bobo) Non, les Anti TV Poubelle sont des gens comme vous et moi, qui ont un poste de télévision, parfois plusieurs même, et qui les regardent.

On les comprend! Non contente de tuer toute vie sociale… (Ne nous le cachons pas, il est 23h50, mardi, à l’heure où je commence l’écriture de cet article, et tout le monde regarde L’Île de la Tentation) Ne dites pas non, j’ai des rdv Facebook qui l’attestent. _D’ailleurs, la Réunion décline toute responsabilité quant à cette horreur en string bleu qui se réclame de chez nous._Non contente, donc, de tuer toute vie sociale, la télévision s’attache à tuer la représentation-même qu’on se fait de la vie sociale. C’est ainsi qu’au détour de télé pourtant réalité, on rencontre des gens complètement improbables qu’on s’empresse d’assimiler, et de languedepiouter comme réels:

 

- Quelqu’un dont le rêve de sa vie est de vivre à Meudon (Cherche Maison ou Appartement)

 

- Des mecs qui s’appellent Disco et Tito, et qui débarquent sur un bateau (Ile de La Tentation)

- Un mec blasé qui parle de ses conquêtes Meetic sans tabou à une caméra, et ne comprend pas que ça puisse être gênant pour lesdites conquêtes (En quête d’actions)

 

- 5 visiteurs médicaux réunis par hasard en une même émission (La Bachelorette)

 

- un champion de Tennis qui accepte de sortir avec une femme de 18 ans son aînée qui est tellement tirée, qu’elle n’a plus que deux expressions faciales: neutre, et super neutre.(Age Of Love)

 

Alors, oui, quand je vois ça, je suis tentée d’adhérer au club des Anti Télé Poubelle, Pour la survie de l’espèce humaine. Mais je ne peux pas, ça me fait trop rire. À tous ces Anti-télévision poubelle, que je comprends, un bémol cependant: ne vous inquiétez pas, CES GENS NE PEUVENT PAS EXISTER DANS LA VRAIE VIE, ou alors, on devient Anti vraie vie, et ça, ça s’appelle un geek.




Breves de clavier

9072008

Toujours dans l’esprit burlesque mais charmant « Ma mamie tricote un pull couleur potiron écrasé », Le Figaro sait y faire pour nous tenir minute après minute au fait de ses petites news triées sur le volet. Ces derniers temps Le Figaro a un peu adopté la Jeanpierrepernauttitude, mais quand ce dernier circonscrit à la tranche 13h-14h de TF1 ses récits émerveillés du dernier provincial chasseur de lupin, Le Figaro abreuve continuellement sa page d’accueil de flashs concis. Et il faut l’avouer, un flash par minute, il en faut donc – gnééééééé – mille quatre cent quarante – ouf – pour remplir une journée d’informations. C’est là que le bât blesse le bourriquet de Steevy. Malgré les bourditudes de Ségolène, battant chaud le fer de la croisade antitout, malgré les bombes explosant dans des régions incertaines qui ne prennent pas de congés payés en août, malgré les grèves perlées de la SNCF, actions humanistes pour que les lundis ressemblent presque à des dimanches (au moins dans la fréquence des rames), bah…..c’est l’été. Et ya pas grand-chose à dire, l’été. Ingrid a eu le bon goût de réapparaître en période creuse, merci, ca nous fait l’actu. Sinon on aurait eu droit à la critique gastronomique du menu déjeuner de l’Assemblée Nationale (cabillaud facon rumsteack pour leurrer le député provincial – pas très sympa). Donc aujourd’hui, petit tour de la rédaction :

10h23 Betancourt ne coupera pas ses cheveux Aaaah, habile news qui permet de nous refourguer une information sans importance MAIS avec le label Bétancourt.

22 h52 Un chaton dans le moteur d’une voiture Là, ma compassion oscille entre le chaton qui n’a pas du trouver moultes croquettes sous l’huile moteur et le journaliste qui a présenté sa news en conférence de rédaction. Parce qu’il y a un article associé, si si : enquête fut rondement menée pour déterminer comment ce chaton avait pu être victime d’un tel coup du sort (t’as payé combien d’impôts déjà en mai ? ah oui, le compte est bon).

14h22 Institutions/Fillon au PS: « bien réfléchir » : Bel exemple, bravo Robert ! Effectivement, parfois, la news est un peu absconse, juste pour te faire toucher du doigt la suprématie intellectuelle d’un journalisme adepte de l’ellipse, qui intègre l’actualité en deux termes mal accolés, mais si judicieusement choisis !
Je m’arrêterai là, pour respecter le temps de parole de JP Pernaut. Vous en avez sûrement d’autres.

Au passage, dans ce désert de Gobi que nous déroule le programme d’été sur les chaîne hertziennes, Retour de L’Ile de la Tentation sur TF1 : la grelucherie déferle à nouveau sur l’écran des ménages français ! Cette émission est un régal, un parangon de la non-culture mâtiné de disfonctionnements synaptiques hallucinants. Cette année encore, un panorama complet de l’amour à la française, avec son lot de Chippendale au grand cœur, de nez frottés pour « prouver notre amour à la face de la terre mondiale ! », de blondes teintes en noir – la protection du cerveau exposé au soleil est sponsorisé par Movida – de « sois sage hein , chou d’amour ! » arraché à sa moitié qu’il fallait traduire en « voyons, de mon côté, qui je vais me faire en 1er goûter ? », de lecteurs de cassettes au coin du feu à en faire honte au Player Fisherprice de mon enfance (et il est où le lecteur Sony ? Ah non, TF1 n’a pas de budget !!), de pauvrettes à qui la production ne fournit pas assez de tissu pour couvrir A LA FOIS le haut et le bas. Et surtout, des termes et de tournures inappropriées à foison, c’est Noël chez Bescherelle: « Je vis mon quotidien au jour le jour ! » ; « Je ris, mais je ris noir » « Cette semaine, c’est moi qui se casse. » ; « c’est la fenêtre ouverte à toutes mes portes !! » ( ???!?)Ou l’inénarrable :« Quand on dit: « t’es ingénue » dans génue, ya génie et « in » c’est le contraire… Mais ya aussi « ingénieur » ; donc je sais pas ». Envoyez donc un container de dynamite sur la plage je suis sûre que tant de crânes vides ça fait du pop corn à l’explosion .

C’est quand même bien, l’été.

Dernière minute : 15h54 Un bébé panda adopté… par une chatte – un commentaire Jean Pierre?




ah, virgule, l’été.

29062008

L’été arrive, enfin c’est ce que nous dit Sébastien Folin. Du soleil, et son lot de stagiaires estivaux. Bien que ce ne soit pas le genre de la maison de faire tourner boutique avec 70% ‘d’accroissement étudiant de non-activité’, j’attends quand même avec une lueur rétinienne bonhomme les profils photocopieuse et autres définitions aléatoires de mission responsabilisante d’été. Le stagiaire d’été n’a que, son nom l’indique, l’été pour marquer de son empreinte géniale (ou pas) la boîte qui l’a magnanimement hébergé. Si seules trois voies ont pu le mener sur cette 5-position-chair du service courrier (1 : papa est au 8e étage de la tour, 2: la basse flagornerie sur le brushing oint de
la DRH, 3 : j’ai vu de la lumière et je suis rentré), les profils sont au final bien plus divers. Nous passerons sur le profil standard du mec qui s’intègre bien et qui fait son travail : ce mec n’est pas drôle.
Non non moi je vous parle de la perle, du boulet, du mec dont le souvenir parfume chaque cappuccino que l’on touille à la machine. De la pouffe braisée qui a suivi l’électif « voix mielleuse, chewing-gum olympique », qui fait merveille à l’accueil-client pour peu que ledit client exposant son litige ne prenne pas ombrage d’être reçu par une cagole en skaï; Du pistonné qui s’est cassé un ongle du bulbe et de fait te refile tous les dossiers chiants ; Du people qui fait tomber la photocopieuse en panne tous les lundis en sortant, à en faire imploser la cartouche de bleu et le taux de béta-carotène du service, les photos de ses WE à la mer; du bienveillant« ah ben là on est occupés ma jolie» du stagiaire coursier qui parfume à l’herbe les courriers VIP, lequel te revient de suite avec un aimable mot de la direction ; ou encore du mec qui a potassé Le stage pour les nuls et qui t’accueille au garde-à-vous tous les matins par un sémillant et donc terrifiant« Roger ! Qu’est ce que votre serviteur peut amener à Vôtre Auguste Présônce ? », et ceci à 9h00, 9h02, 9h34 (ça s’espace) 9h36 (ah non) , 19h (heure à laquelle il a réussi à sortir du monte charge où tu l’avais bloqué -pas sympa).

En fait si j’avais eu le choix, j’aurais fait mon stage sur CBS. Pour faire les dialogues d’été de CSI. Pour trouver un exutoire à ce flot de répliques qui me traverse l’esprit quand je regarde un épisode en mode mute (pas souvent, n’appelez pas tout de suite SOS Freak) Exemple : Grissom et, la Roucasse se retrouvent sur les lieux du meurtre sauvage d’un jardinier, que l’on soupçonne avoir été occis par un gardénia (violet). Grissom (sifflement d’admiration, mais toujours avec cette morgue du mec qui gère): C’est pas que t’as l’air décoiffée, mais tu te serais peignée avec un bernard l’hermite que ton brushing n’en serait pas plus réussi.

Catherine (essayant d’amener une expression à travers le collagène de ses lèvres): J’ai été attaquée par un gang de mexicains anti nachos à volonté. L’offre satisfait ou remboursé actuelle des taco bell, leur fait perdre la tête. ANYWAY (Elle est américaine faut pas déconner), wass’up?? Grissom : Oh, la routine, un débile qui s’est laissé bouffer par un gardénia. Depuis Phénomènes on sait que les plantes ont une rancœur tenace contre les grappes de villageois. Et là, concours de circonstances, un car de touristes allemands, un gardénia susceptible, un jardinier négligent, et hop. Plus de tête. J’te jure, les gens, des fois, faut les assister…

Catherine: Mmmmhh je vois. D’après la position du corps, je dirais…. eau de lotus, un inédit de Guerlain, I947. Il s’en est parfumé vers 10h14, après avoir enfilé un caleçon vert… on voit des microfils invisibles à l’oeil nu derrière sa peau. Cet homme etait donc gaucher!!!!! Attends je fais tomber la nuit pour pouvoir utiliser la lampe violette. Grissom : Mais….il est 10h20, Catherine. Oh et puis on s’en fout, on est CSI. (Après la pub, il fera donc nuit. On n’en est plus à une invraisemblance près).

To be continued, je suis stagiaire, j’ai des horaires bobos.

 




9AM_Les Gens seraient-ils insupportables…..

26062008

….. ou c’est moi? (cette question n’attend pas de réponse désobligeante, non, merci)

Cela commence le samedi par le concierge AKA le genitor, qui décide de passer l’aspirateur sur le pallier (comme chaque samedi en même temps, on ne change pas une équipe qui gagne, le petit monsieur et sa machine à recréer l’ambiance sonore de 150 éoliennes)

Ça continue par le bricolage dominical de notre ami le voisin qui perce sans discernement des trous dans le mur. On l’imagine facilement, avec ses lunettes de soudeur et son bleu de travail tout neuf, se prendre pour Gil Grissom à la recherche de traces d’ADN, ce qui expliquerait le fredonnement guilleret: « Whooooo are you ouhou ouhou ». Personne pour lui dire qu’il a plutôt l’air de Valérie Damidot, les frises et la musique hors sujet d’M6 en moins. Valérie n’est pas non plus là pour lui dire que certes, la mode gruyère fait des ravages dans l’architecture intérieure du XVème arrondissement, mais qu’au bout de 38 trous, ça s’appelle abattre une cloison.

Le lundi, ça se complique, parce qu’on devrait déjà être dans les transports en commun à l’heure fatidique. Mais tout ce sommeil perdu du week end…Vous comprenez… Heureusement, la veille, à la faveur d’une lourde journée de début d’été, on a dormi le velux ouvert. La scène se joue alors au ralenti, tombera, tombera pas, cette goutte de pluie qui filtre par l’entrouverture du velux? Elle grossit, s’allonge, elle ne tombera pas. Si. Sur le front. Et elle sera suivie de bien d’autres, précipitamment stoppées par un coup rageur et en sursaut sur le velux. Le lundi au soleiiiiiiiiiiiiiiil. Vous connaissez la suite.

Le mardi, c’est plus simple. On est armée des meilleures résolutions. Le mardi, c’est comme un lundi, mais le 1er janvier. J’arrête de fumer, j’arrête de boire, j’arrête les Montblanc pistache et les Mamie Nova Chocolat (Noir) Intense et j’arrête demain… En attendant, à 9h on franchit déjà le 3ème niveau de transports en commun du matin, et on en est plutôt fière: entrée triomphale dans le tram. Oui, j’ai vu les contrôleurs entrer dans ce même tram. Non, nous ne sommes plus en zone 2. Oui, j’ai une zone 1 à 2. Oui, je sais additionner 1+1+1, mais si, cette amende tombe comme un cheveu sur la soupe…

Mercredi. On s’y voit déjà: pop corn et Coca devant notre émission préférée: Questions au gouvernement sur France 3 et son cortège de députés endormis, ministres se faisant des clins d’œil complices à l’évocation des dernières facéties de Nicolas, et exclamations faussement outrées de l’opposition. C’est donc en sursaut qu’on se réveille de ce doux rêve pour se rendre compte que, finalement, le mercredi, on doit aussi aller bosser. On sourit quand même, parce qu’aujourd’hui, c’est le jour des sorties cinéma, même si ça inclut Le Monde de Narnia 2 et Definitely Maybe (qui ne feront pas l’objet de chroniques sur ce blog, ou alors d’un genre bien connu de critiques ciné dites « à l’aveugle ») Mais alors, à 9h du matin, le mercredi? L’heure où on a le temps de se faire toutes ces réflexions, car on attend cordialement que le mec devant soi veuille bien, si cela lui convient, ne lui cause pas trop de désagrément, et lui sied à (monts et) merveille(s), d’entrer enfin dans ce foutu métro, on lui en serait grée, merci.




Les Règles du Sheum

15062008

On prend un être humain de format à peu près basique;  on lui rajoute, au choix, (mode Pepperoni Lover) :  des lèvres poupines et lippues, comme c’est le cas ce soir du retors evil character de FBIPD , un cerveau geek à en faire pâlir tes congénères ingénieurs informaticiens, un tee shirt « I love Daïquiri » du Wei de l’ESC Chambéry et/ou une implantation de cheveux fiorique (i.e. à la Patrick Fiori, basse, bovine, drue et pileuse en diable) : on a un Sheum. 

Gérer un Sheum n’est pas chose facile. Il faut suivre les règles, vider son esprit, chanter Las Ketchup à l’envers, bref, pouvoir postuler à Incroyable Talent. Mais si tu respectes ces règles de base, tu peux survivre. A noter : ne filme pas ta rencontre avec le Sheum; jusqu’ici et à preuve du contraire, dans tous les films type REC ou Blair Witch ou encore l’autre navet à Nouillorc, si il y a une bande filmée en jeu, personne ne survit (sinon, où est l’intérêt de la caméra). Donc:

The first rule of sheum  – tu ne parles pas du sheum. Tu l’imagines, tu l’intériorises, au pire tu l’évoques d’un geste manuel imperceptible. Mais tu n’en parles pas. Trop violent, trop porteur de traumatisme. Un peu comme si l’école naturaliste hollandaise du XXe peignait du Zola en 3D. La claque.
The second rule of sheum  – tu ne parles PAS du Sheum. Si, je t’ai vu.
Alors arrête.
The third rule of sheum  – quelqu’un crie  stop….non, le sheum ne disparaît pas, désolée. Tu voudrais bien? Mais non, on ne fait pas disparaitre les gens comme ca , ce n’est ni orthodoxe, ni même autorisé, et il paraîtrait même que dans la législation de l’état du New Jersey, c’est pas sympa. 

Fourth rule – seulement deux hommes par combat. Un sheum et toi. Tu ne pourras chercher d’aide nulle part, tu dois trouver la ressource en toi de te libérer de cette image qui te pourrit la rétine (David Douillet en sumo, Nana Mouskouri dans ta cuisine au réveil, Chirac aux Maldives avec tes sous) 

Fifth rule – pas de Tee Shirts Decathlon, pas de baskets à talons. « C’est un attentat à la mode » – Cristina Cordoula, l’experte agréée M6 en matière de fashionattitude. Ca, et la mèche (mais la mèche, c’est tellement bobo) .

Seventh rule – un sheum reste sheum aussi longtemps qu’il le faut. Et ça peut être trèèèèèèèèèès long. Au moins au Moyen Age, l’espérance de vie limitée était encore une solution.
And the eighth and final rule – si c’est ton premier sheum…. Mazeltov!

Les exemples notoires et historique du Sheum : le KESC (dérivé de la marque WESC, mais sans les suédois, sans le catalogue printemps/été, sans la fibre 100% coton et surtout, sans la classe), la guichetière à moustache de la CAF bureau Dupleix, Patrick Swayze avec du Botox dans la lèvre inférieure, Bruno Gollnish, ton voisin de classe en CE2 dont le dentier faisait arrosage automatique à chaque poésie de Prévert,  Super Nanny qui fait la leçon à un père de famille démissionnaire. 

Toi aussi, partage ton Sheum. 




Qu’est-ce qu’un Bobo?

7062008

Ils sont partout, et pourtant, personne ne sait qui ils sont. Non , ce ne sont pas les flics en civil, ni les gendarmes en civil, puisqu’il paraît que ça existe maintenant.

 

Ils écoutent du Julien Doré tout en méprisant ce qu’est devenue la télé réalité. Eux, ils ont arrêté après le loft 1, ce miroir pertinent de la société, ce laboratoire social, cette comédie humaine!

 

Ils boivent du vin chilien ou australien, parce qu’ils sont internationaux, alter-mondialistes, ultramondialistes. Quand ils voyagent, ils payent la chambre chez l’habitant le prix de la suite 4 étoiles, mais ils pestent s’ils ne peuvent pas consulter leur mail et alimenter leur myspace 24/24, »à ce prix-là, c’est quand même un comble ». Parfois, ils lâchent de petites expressions en anglais comme ça, pour le style. « Excuse-moi, je reviens d’un concert de Pete (Doherty pour les non initiés) à Londres, je suis complètement dans le jetlag ». Ils mettent aussi l’accent américain pour dire « rendez-vous » et « cliché », même s’ils sont aussi Français que vous et moi. La classe restant de laisser échapper l’air de rien un mot hindou, pour pouvoir raconter leur dernière quête spirituelle, ‘quand j’ai marché sur le feu avec le Syndicat du curry local’, ça a complètement chamboulé leur perception du monde, maintenant le matériel leur importe peu (enfin tant que ça reste le matériel des autres, ils l’ont quand même payé une petite fortune leur Iphone)

 

Ils habitent dans le 18ème à Paris, mais plutôt Montmartre que Porte de la Chapelle, faut pas déconner. Ils votent à gauche, mais n’aiment pas Ségo, faut pas non plus déconner. Alors, en 2007, au premier tour, ils ont voté Bayrou, l’homme du changement, et Sarkozy, l’homme du changement, au deuxième tour. De toute façon, eux aussi trouvent que Mai 68, c’est un peu surfait. Ils portent des Converse rouges (mais il n’y a pas qu’eux), des tuniques Céline, et des jean’s slim H&M, même si le slim n’est plus tendance, ça reste 80′s. Ils n’iront jamais chez C&A, parce que c’est moche, et ils n’achètent rien aux Galeries Lafayette, parce que c’est un truc de riches.

 

Ce sont des intellectuels, la preuve, ils n’ont pas la télé. Ils diront qu’ils préfèrent l’Impossibilité d’une île à Et si c’était vrai? En réalité, ils n’ont lu ni l’un ni l’autre, puisqu’ils se gaussent devant du Beigbeder, certes pas trop en public, parce que, quand même, depuis qu’il y a eu le film avec Jean Dujardin, c’est devenu un peu trop popu. Ils n’ont pas vu Bienvenue chez les Chti’s ou alors ils n’ont pas aimé, même si le Nord, ils connaissent, ils vont souvent faire du char à voile au Touquet…

 

Ils suivront l’Euro 2008 en buvant du Pommery à la paille, et en dégustant des toasts de foie gras sur lit de confiture d’oignons, devant un écran plat acheté pour l’occasion et revendu sur ebay après la compétition, tandis que leurs enfants, privés de télé pour cause éducative, joueront au bilboquet. D’ailleurs, les jouets en bois, c’est très bien, parce que, comme c’est lourd, ça les fatigue vite. Le soir, quand la jeune fille au pair mexicaine les met au lit en leur lisant Alternatives Économiques, ils s’endorment très vite et pendant ce temps-là, eux, ils peuvent faire des apéros dinatoires avec leurs amis. Ils ont un ami artiste, un ami gay, un ami pauvre, un ami prof, et parfois, c’est le même. Ils n’ont pas de voiture, ils prennent le Vélib, même si c’est un peu embêtant pour aller travailler à la Défense, hors de Paris, point de bornes.

 

Ils ne vont pas au mcdo mais au Subway, et si vraiment il faut se faire un fastfood, et bien au moins que ce soit un Burger King.

 

 




La soiree de l’etrange

4052008

Telle Dechavanne sans faire-valoir grisonnant à raie qui aurait avalé un almanach Vermot (je crois qu’on appelle ca un Carmouze dans les milieu autorisés du PAF), je me sens l’âme d’un trublion pas drôle qui devrait rendre compte de la soiree de l’étrange . Que dis-je happée, encerclée, même. C’était un peu le festival du freak pour débuter mai, l’halalli du weird qui rappelle qu’au printemps, si les pigeons s’en donnent à coeur joir pour claudiquer de leur unique patte bubonique sur le pavé parisien, le bizarre est lui aussi de sortie. En revanche lui ne louche pas sur mon goûter (vengeance personnelle).

Je m’explique ; après avoir décidé que ce dimanche gai et ensoleillé était justement trop gai et trop ensoleillé pour être un vrai dimanche après midi (réputé pour être glauque et déprimant depuis que Massimo Gargia l’a décrété « moment préféré de la semaine qui lui rappelle aaahhh sa jeunesse »), nous avons jeté notre dévolu sur un film inédit de fraîcheur et d’optimisme : Joshua. En fait le dévolu s’est posé un peu comme il a pu sur un film non déjà vu par les cinéphiles averties (tiens une fleur) pointues (Bam un bouquet) éclairées (PAF un buis) et marrantes (à ce stade, c’est Jardiland) que nous sommes. Et donc, Joshua a rempli toutes ses promesses : un aller simple dans un bus 92 plein à craquer de bobos qui déménageaient de l’Ile de Ré aux Champs Elysees, une queue si inexistante aux caisses qu’on aurait pu y caser les cinq derniers rangs du car de Teutons « Tout Paris en 1 jour, Wurst&Wein compris » photographiant le Publicis à cet instant précis, une atmosphère glaciale à y perdre mes dernières phalanges ET un gamin tout droit sorti de ton pire cauchemar – oui, celui où tu cours nu dans les couloirs glacés d’un pensionnat anglais tenu par Alice Sapricht.

Bref, un film à aller voir si votre maman attend un heureux évenement pour juin, si votre ami est phobique du piano, si vous avez toujours trouvé que les gamins à mèche étaient louches ou si tout simplement vous trouvez que votre famille est bizarre. En sortant vous les supplierez de vous réintégrer dans l’héritage – fauteuils Everstyl compris. De retour dans l’air chaud et festivalier des Champs, le hasard géographique nous conduit tout droit aux escalators de la station CdG, juste à temps pour assister, hilare et compatissante, à l’escalade diffikile de l’escalator par une publicité ambulante pour le  Botox à l’acide sulfurique , mâtiné de Viagra en crème de jour : mamie a les coutures qui craquent sous l’effort du haussement de sourcil. Oui, les champs attirent du beau monde. Tranche de vie (ma rétine pique).Posés dans la ligne 6, on reprend notre souffle (figure de style, parce que comme tous les WE on attend le métro en mode RATP, à savoir 5 min= une demie vie de hamster) à temps pour accueillir comme il se doit à la station Passy un duo de jeunes garcons qui s’entraîne visiblement pour une pub Sonotone, et qui a choisi pour scénario publicitaire une vague histoire d’amourette de métro à la « elle etait assise là, et on s’est jeté des coups d’oeils, et elle a m’a filé son 06″ …rhô laisse moi verser ma larmichette c’est vraiment trop meugnon. Toute ouïe dehors (et crois-moi ca fait travailler les abdos,  encore un peu je bouffais le lino bleu) j’aillais demander la suite la suite la suite mais l’accordéoniste de la 6, comme par un fait exprès, m’a privée de ce dénouement si bucolique qui DEVAIT clore cette histoire mytho, euh non mythique. Merci bien Marcel Roumain, encore une fois je n’ai pas reconnu Kalinka. Ca va faire 10 fois que tu m’as à l’usure sur ce morceau improvisé. Mais en plus de devoir me racheter un tympan gauche, je n’ai pas pu savoir si la donzelle avait succombé aux charmes tout relatifs d’un minet du 16e, et somme toute, le public est décu.

Pour finir sur une note people, la station Pasteur était en plein tournage du dernier James Bond français (au hasard, Josephine Ange Gardien contre la Mafia Russe), avec, postés à tous les carrefours, des contrats emploi jeune équipés des talkies-walkies du Koursk - inutilisés depuis une certaine journee portes ouvertes en mer d’Oural- qui avaient pour mission de se racler violemment la gorge à chaque coin de rue. J’ai essayé sur toute la longueur du boulevard Vaugirard en rentrant chez moi, ca n’a pas fait apparaître de Sharon Stone. Déçue, vous dis-je. La soirée de l’étrange, ce n’est plus ce que cétait.







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